* Les premiers "autres" concernés, ce sont mes proches.
Je crois que déjà, ils seraient très heureux pour moi d'être parvenue à me faire face.
Et ensuite, je crois que ça les soulagerait d'une part de ne plus avoir à s'inquiéter pour moi, et d'autre part, de ne plus s'inquiéter de ce que vont devenir les situations dans lesquelles je
risque d'angoisser : est-ce qu'il va falloir rentrer plus tôt que prévu à la maison ? Est-ce qu'on va arriver à la calmer si elle fait une crise ?
Ca leur apportera l'assurance qu'ils pourront profiter de toutes les situations, sans peur qu'elles ne dégénèrent à cause de moi.
* Les autres "autres" ce sont ceux qui ne sont pas directements concernés par mes crises, ceux à qui je ne demande pas d'aide particulière dans ces cas-là, ceux qui ne
savent même pas que j'en fais.
A eux, ça leur apportera le bénéfice secondaire de mon bien-être. Les relations ne seront plus "faussées" (par mes peurs, mes mensonges ...). Et puis, je pense aussi que tout n'est qu'énergie dans
le monde, et que tout est relié. Donc si moi je suis mieux, forcément, ce qui m'entoure sera mieux aussi. Je ne dégagerai plus toutes ces souffrances, ces angoisses qui émanent de moi même si
ça ne se voit pas.
* Et puis, si j'ai pû trouver une solution à ce qui me ronge, je pourrais peut-être aider d'autres qui sont dans le même état que moi en ce moment.
Ca je crois que ce serait une vraie victoire : pouvoir mettre à profit ce cheminement pour donner un outil pour se battre à ceux qui en ont besoin. Je rencontre souvent des personnes qui
ont l'air de vivre quelque chose de semblable à ce contre quoi je me débats aussi, et pour l'instant, à part les comprendre je ne peux pas faire grand chose pour elles. Mais un jour peut-être, je
pourrai leur dire "t'inquiète pas, je m'en suis débarassée, alors toi aussi tu vas y arriver. C'est simple, il suffit de ...".
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