Mercredi 13 février 2008
Mon désir est né plusieurs fois déjà.
Je vis avec mes crises d'angoisse depuis une quinzaine d'années mais heureusement, elles ne m'assaillent pas en permanence. J'ai parfois passé plusieurs années sans en ressentir aucune ... si bien que plusieurs fois j'ai pensé en être débarrassée.
Mais je sais aujourd'hui que je dois comprendre ou savoir quelque chose pour en être définitivement libérée. Mon désir de me libéré est né de la répétition de ces déceptions : tous ces moments où j'ai cru que je pourrais vivre pleinement et où finalement non parce que les angoisses ont fini par revenir.
C'est cette répétition de frustrations, d'énervement, de rage même qui fait qu'aujourd'hui je suis prète à voir les choses en face, à souffrir s'il le faut, pour comprendre ce que j'ai à comprendre. Car finalement aujourd'hui, ce que je désire le plus, c'est savoir d'où viennent ces angoisses. Pour les comprendre et pouvoir les apaiser.
Je crois que c'est Lao Tseu qui a dit que ce qui ne s'acquièrait pas par la sagesse s'acquièrait par la souffrance ... là je suis prête à souffrir tout ce qu'il faudra pour dépasser ce qui m'entrave et pouvoir enfin vraiment avancer.
Finalement, pour finir de répondre à la question "comment est né ton désir", je dois dire qu'il est né (vraiment cette fois) de ce que j'ai fini par réaliser que la seule personne qui pouvait vaincre ces angoisses c'était moi.
J'ai accepté l'idée que j'en étais capable.
Moi.
Pendant des années je m'en suis remise aux autres, je pensais que quelqu'un allait pouvoir me "sauver", me sortir de là ...
Ca m'a permis d'avancer dans un certain sens d'ailleurs, j'ai découvert des personnes géniales, des pratiques qui m'ont ouverte à plein de choses, je me suis braquée aussi contre certains thérapeutes ...
Tout un mélange d'espoir (à chaque nouvelle "thérapie", je me disais que cette fois c'était la bonne), de déception (en voyant que la personne que j'avais en face de moi n'allait pas pouvoir faire grand chose pour moi) et de rage (en sentant revenir la première crise après des mois d'apaisement).
Mais aujourd'hui, je sais que c'est moi qui doit faire les choses, et non pas les autres, tout thérapeute qu'ils soient, qui pourront les faire pour moi. Je dois trouver ce que je ne veux pas voir (ou ne sais pas voir) pour y faire face.
Ca ne veut pas dire que je pense n'avoir besoin de personne, au contraire, je n'y arriverai pas seule, il faut qu'on me guide, mais je sais que je ne peut pas être passive. Je dois être celle qui agit.
Voila, mon désir est né de cette prise de conscience.
Je vis avec mes crises d'angoisse depuis une quinzaine d'années mais heureusement, elles ne m'assaillent pas en permanence. J'ai parfois passé plusieurs années sans en ressentir aucune ... si bien que plusieurs fois j'ai pensé en être débarrassée.
Mais je sais aujourd'hui que je dois comprendre ou savoir quelque chose pour en être définitivement libérée. Mon désir de me libéré est né de la répétition de ces déceptions : tous ces moments où j'ai cru que je pourrais vivre pleinement et où finalement non parce que les angoisses ont fini par revenir.
C'est cette répétition de frustrations, d'énervement, de rage même qui fait qu'aujourd'hui je suis prète à voir les choses en face, à souffrir s'il le faut, pour comprendre ce que j'ai à comprendre. Car finalement aujourd'hui, ce que je désire le plus, c'est savoir d'où viennent ces angoisses. Pour les comprendre et pouvoir les apaiser.
Je crois que c'est Lao Tseu qui a dit que ce qui ne s'acquièrait pas par la sagesse s'acquièrait par la souffrance ... là je suis prête à souffrir tout ce qu'il faudra pour dépasser ce qui m'entrave et pouvoir enfin vraiment avancer.
Finalement, pour finir de répondre à la question "comment est né ton désir", je dois dire qu'il est né (vraiment cette fois) de ce que j'ai fini par réaliser que la seule personne qui pouvait vaincre ces angoisses c'était moi.
J'ai accepté l'idée que j'en étais capable.
Moi.
Pendant des années je m'en suis remise aux autres, je pensais que quelqu'un allait pouvoir me "sauver", me sortir de là ...
Ca m'a permis d'avancer dans un certain sens d'ailleurs, j'ai découvert des personnes géniales, des pratiques qui m'ont ouverte à plein de choses, je me suis braquée aussi contre certains thérapeutes ...
Tout un mélange d'espoir (à chaque nouvelle "thérapie", je me disais que cette fois c'était la bonne), de déception (en voyant que la personne que j'avais en face de moi n'allait pas pouvoir faire grand chose pour moi) et de rage (en sentant revenir la première crise après des mois d'apaisement).
Mais aujourd'hui, je sais que c'est moi qui doit faire les choses, et non pas les autres, tout thérapeute qu'ils soient, qui pourront les faire pour moi. Je dois trouver ce que je ne veux pas voir (ou ne sais pas voir) pour y faire face.
Ca ne veut pas dire que je pense n'avoir besoin de personne, au contraire, je n'y arriverai pas seule, il faut qu'on me guide, mais je sais que je ne peut pas être passive. Je dois être celle qui agit.
Voila, mon désir est né de cette prise de conscience.
Par Cornelia
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Publié dans : Le monde de la Terre
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