Lundi 18 février 2008
Dans son feed back à ma première question, Patrice m'a demandé d'imaginer ce que serait un monde idéal, ce que j'aimerais voir advenir pour l'humanité ou la planète ... pas
très facile comme exercice, je crains de n'avoir que des images très naïves, mais je tente le coup ^^
Je vois déjà un monde dans lequel les hommes sont reliés à ce qui les entoure. Vraiment reliés. Ils nen font plus de choses qui vont à l'encontre de leur bien être et sont à l'inverse fondamentalement en harmonie avec le monde, la nature, les autres être vivants ....
Je vois un monde où les hommes sont conscients de leur valeur, conscients de la valeur de la vie et respectent toute forme de vie.
Je vois un monde où chacun fait ce pour quoi il est là sans se demander si c'est conforme à l'idée que les autres se font de lui, en mettant son énergie là où le plus profond de son être (son âme ?) veut la mettre, et non là où sa raison le lui dicte.
Dans ce monde, chacun est libre de se réaliser pleinement car les hommes ont compris que juger l'autre n'apporte rien à personne, ni à celui qui juge, ni à celui qui est jugé.
Et puis le monde tourne bien car les énergies sont complémentaires, l'homme a arrêté tous ses comportements destructeurs envers la nature, il a pris conscience de l'importance de l'aimer et de la préserver.
En fait, le maître-mot de tout ça est Harmonie.
Je me relis et je me rends compte que tout ça n'est pas très concret ...
Et surtout, comment est-ce que je peux faire pour contribuer à ça ?
Et puis, qui je suis pour vouloir changer les gens ?
J'ai déjà essayé de sensibiliser les gens à ce que j'ai décrit en haut en leur prêtant des livres, des articles, en leur expliquant pourquoi telle ou telle chose était importante (ou du moins me semblait importante) ... mais je crois que j'étais trop didactique, ça n'a pas fonctionné du tout et je me suis arrêtée. Et je crois aussi que ça n'a pas fonctionné parce qu'on ne me demandais pas mon avis, je l'imposais. En quelque sorte, j'étais super vaniteuse et j'arrivais avec mes grandes idées en semblant dire "c'est nul ce que tu fais, regardes plutôt ça, tu verras que c'est ça qu'il faut faire".
Catastrophique.
Malgré tout, j'ai, de mon côté, agit encore plus dans ce sens. Ca passe par de toutes petites choses : essayer de ne pas juger les gens en m'éloignant ou en changeant de sujet quand une conversation tourne à la médisance (bon, je ne suis pas une sainte non plus, y'a bien des fois où je me laisse un peu aller à ça aussi ... mais je me rends compte que je le fais vraiment de plus en plus rarement), cumuler les petits gestes qui préservent l'environnement, manger de façon "éthique", prendre soin de moi, ménager un temps pour tout et ne pas me faire avaler par le tourbillon du métro-boulot-dodo, prendre garde à mes rêves, me fier à mon intuition, passer du temps dans la nature ...
Il y a un temps où je taisais tout cela ... parce que si j'essaie de ne pas juger les autres, c'est aussi parce que je n'aime pas être jugée. Quand je parlais ouvertement de tout ce qui me tenais à coeur et de ma façon de voir les choses, on m'a souvent demdandé de quelle secte je faisais partie, on m'a dit que je ne pouvais pas sauver le monde, on me regardait comme une débile-gentille bizarre mais qui finalement ne fait de mal à personne ...
bref, pas mal de choses assez blessantes ... donc je me suis tue.
J'ai fait "mes choses", ma vie, dans mon coin, sans m'étaler ... je n'osais même plus dire que j'étais végétarienne.
Et puis, à trop vouloir cacher ce que l'on est, ça revient en plus fort sur le devant de la scène et (par hasard ?) j'ai rencontré de plus en plus de personnes qui m'ont posé des questions, qui s'intéressaient à ce que je faisais. J'étais bien obligée de répondre. C'est facile de ne rien dire sur soi quand on ne vous demande rien, mais quand on vous pose des questions, il faut bien répondre. D'autant que ces personnes étaient vraiment intéressées, c'étaient de vraies questions.
Alors j'ai répondu. J'ai recommencé à expliquer la façon dont je vois les choses, mais c'est tout.
C'est là que j'en suis.
Je vis, je fais, je pense ... et je dis comment je vis, pourquoi je fais de telle manière et ce que je pense. Mais seulement quand on me le demande. Et peu importe si on me prend pour quelqu'un de bizarre, dans certaines bouches, je me suis aperçue que ça peut être un compliment.
Tout ça pour répondre à la deuxième partie de la question de Patrice : comment pourrais-je contribuer à ma vision d'un monde idéal ?
A part ce que je fais maintenant, c'est-à-dire vivre comme je l'entends et expliquer pourquoi et comment à ceux qui me posent des questions, je ne vois pas trop comment je pourrais amener les gens à plus s'écouter eux-mêmes. Parfois je sers un peu d'exemple (mon dieu, que ça fait prétentieux de dire ça !) à des gens qui par exemple délaissent leur voiture au profit des transports en commun, ou qui se mettent à trier leurs déchets, ou à s'interroger sur la composition de leurs produits cosmétiques ... C'est pas grand chose, mais quand ils viennent me dire des choses comme "si je ne t'avais pas vu faire, j'aurais jamais essayé", ça me fait super plaisir. Pas d'avoir été à l'initiative de ce changement, mais de voir que ces personne y trouvent un petit mieux être.
Voila, je ne sais pas du tout comment contribuer à aller vers ce monde, cette question me perturbe et je n'arrive pas à savoir pourquoi ...
Je vois déjà un monde dans lequel les hommes sont reliés à ce qui les entoure. Vraiment reliés. Ils nen font plus de choses qui vont à l'encontre de leur bien être et sont à l'inverse fondamentalement en harmonie avec le monde, la nature, les autres être vivants ....
Je vois un monde où les hommes sont conscients de leur valeur, conscients de la valeur de la vie et respectent toute forme de vie.
Je vois un monde où chacun fait ce pour quoi il est là sans se demander si c'est conforme à l'idée que les autres se font de lui, en mettant son énergie là où le plus profond de son être (son âme ?) veut la mettre, et non là où sa raison le lui dicte.
Dans ce monde, chacun est libre de se réaliser pleinement car les hommes ont compris que juger l'autre n'apporte rien à personne, ni à celui qui juge, ni à celui qui est jugé.
Et puis le monde tourne bien car les énergies sont complémentaires, l'homme a arrêté tous ses comportements destructeurs envers la nature, il a pris conscience de l'importance de l'aimer et de la préserver.
En fait, le maître-mot de tout ça est Harmonie.
Je me relis et je me rends compte que tout ça n'est pas très concret ...
Et surtout, comment est-ce que je peux faire pour contribuer à ça ?
Et puis, qui je suis pour vouloir changer les gens ?
J'ai déjà essayé de sensibiliser les gens à ce que j'ai décrit en haut en leur prêtant des livres, des articles, en leur expliquant pourquoi telle ou telle chose était importante (ou du moins me semblait importante) ... mais je crois que j'étais trop didactique, ça n'a pas fonctionné du tout et je me suis arrêtée. Et je crois aussi que ça n'a pas fonctionné parce qu'on ne me demandais pas mon avis, je l'imposais. En quelque sorte, j'étais super vaniteuse et j'arrivais avec mes grandes idées en semblant dire "c'est nul ce que tu fais, regardes plutôt ça, tu verras que c'est ça qu'il faut faire".
Catastrophique.
Malgré tout, j'ai, de mon côté, agit encore plus dans ce sens. Ca passe par de toutes petites choses : essayer de ne pas juger les gens en m'éloignant ou en changeant de sujet quand une conversation tourne à la médisance (bon, je ne suis pas une sainte non plus, y'a bien des fois où je me laisse un peu aller à ça aussi ... mais je me rends compte que je le fais vraiment de plus en plus rarement), cumuler les petits gestes qui préservent l'environnement, manger de façon "éthique", prendre soin de moi, ménager un temps pour tout et ne pas me faire avaler par le tourbillon du métro-boulot-dodo, prendre garde à mes rêves, me fier à mon intuition, passer du temps dans la nature ...
Il y a un temps où je taisais tout cela ... parce que si j'essaie de ne pas juger les autres, c'est aussi parce que je n'aime pas être jugée. Quand je parlais ouvertement de tout ce qui me tenais à coeur et de ma façon de voir les choses, on m'a souvent demdandé de quelle secte je faisais partie, on m'a dit que je ne pouvais pas sauver le monde, on me regardait comme une débile-gentille bizarre mais qui finalement ne fait de mal à personne ...
bref, pas mal de choses assez blessantes ... donc je me suis tue.
J'ai fait "mes choses", ma vie, dans mon coin, sans m'étaler ... je n'osais même plus dire que j'étais végétarienne.
Et puis, à trop vouloir cacher ce que l'on est, ça revient en plus fort sur le devant de la scène et (par hasard ?) j'ai rencontré de plus en plus de personnes qui m'ont posé des questions, qui s'intéressaient à ce que je faisais. J'étais bien obligée de répondre. C'est facile de ne rien dire sur soi quand on ne vous demande rien, mais quand on vous pose des questions, il faut bien répondre. D'autant que ces personnes étaient vraiment intéressées, c'étaient de vraies questions.
Alors j'ai répondu. J'ai recommencé à expliquer la façon dont je vois les choses, mais c'est tout.
C'est là que j'en suis.
Je vis, je fais, je pense ... et je dis comment je vis, pourquoi je fais de telle manière et ce que je pense. Mais seulement quand on me le demande. Et peu importe si on me prend pour quelqu'un de bizarre, dans certaines bouches, je me suis aperçue que ça peut être un compliment.
Tout ça pour répondre à la deuxième partie de la question de Patrice : comment pourrais-je contribuer à ma vision d'un monde idéal ?
A part ce que je fais maintenant, c'est-à-dire vivre comme je l'entends et expliquer pourquoi et comment à ceux qui me posent des questions, je ne vois pas trop comment je pourrais amener les gens à plus s'écouter eux-mêmes. Parfois je sers un peu d'exemple (mon dieu, que ça fait prétentieux de dire ça !) à des gens qui par exemple délaissent leur voiture au profit des transports en commun, ou qui se mettent à trier leurs déchets, ou à s'interroger sur la composition de leurs produits cosmétiques ... C'est pas grand chose, mais quand ils viennent me dire des choses comme "si je ne t'avais pas vu faire, j'aurais jamais essayé", ça me fait super plaisir. Pas d'avoir été à l'initiative de ce changement, mais de voir que ces personne y trouvent un petit mieux être.
Voila, je ne sais pas du tout comment contribuer à aller vers ce monde, cette question me perturbe et je n'arrive pas à savoir pourquoi ...
Par Cornelia
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Publié dans : Le monde de la Terre
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