Lundi 10 mars 2008
J'aurais dû les noter quelque part ... il y en a eu de "petits" mais je les ai oubliés, ça a été des paroles prononcées à propos d'autres sujets et qui ont résonné très
fort en moi ... Pourtant il est conseillé dans le livre du Tao d'avoir une sorte de carnet de route de la quête pour y prendre des notes ... je me suis souvent dit que c'était une bonne idée
mais je n'en ai jamais fait ...
Et puis il y a aussi eu de petits "évènements" plus personnels comme un oiseau qui s'est envolé à un moment où je pensais à mes angoisses (parce que cette quête occupe beaucoup plus mon esprit que je ne l'aurais pensé) et je me suis fait la réflexion que c'était peut-être le signe qu'elles pouvaient elles aussi s'envoler comme cet oiseau, ou que moi je pouvais aussi être libre un jour, à l'image de cet oiseau ...
Je ne me souviens plus de tout mais il y a eu des petites choses de ce style, des images positives au moment où je pensais à mes crises d'angoisses et qui m'ont fait me dire que je pouvais m'en défaire.
Mais il y a eu surtout deux situations dans lesquelles je me suis dit que j'avais eu raison d'entreprendre cette quête.
~ La première, c'est une crise d'angoisse que j'ai eue il y a deux semaines. Ca faisait des mois, voire des années que je n'en avais pas fait. Comme d'habitude, ça se déclenche sans que je puisse dire à quoi c'est dû, pas d'évènement particulier, pas de stress particulier, rien d'identifiable. Donc, une crise ordinaire.
Ma réaction en revanche n'a pas été très ... ordinaire. D'habitude, quand je suis dans cet état là, je serais prête à donner ou faire n'importe quoi pour que les crises s'arrêtent. C'est la panique dans ma tête, je ne peux plus penser calmement et je n'attend qu'une chose, c'est que ça s'arrête. Mais cette fois, au lieu de lutter contre l'angoisse (ce qui ne fait généralement que l'amplifier) et de me ratatiner sur moi-même, j'ai commencé à parler à la crise. Bon, oui, vu comme ça après coup, ça me paraît complètement idiot de parler à une crise d'angoisse, mais là sur le coup, c'était mon adversaire.
Et je lui ai dit : "ben vas-y, vas au bout, fais monter l'angoisse jusque à où t'en es capable, mets tout ce que tu peux ... juste pour voir ce que ça fait". J'étais super sûre de moi. Depuis le temps, je sais que je ne vais pas mourir d'une crise d'angoisse, même si paradoxalement, j'ai vraiment l'impression de mourir quand ça me prend (c'est pas très facile à expliquer).
Et là, j'avais dans l'idée de faire monter l'angoisse le plus possible, pour me prouver que je pouvais m'en sortir sans paniquer.
Et ça a marché un peu. Je dis "un peu" parce que j'étais dans les condition "idéales" pour faire ma crise : j'étais chez moi et je n'étais pas seule (mon amoureux dormait à l'étage, c'était en pleine nuit). Je sais très bien que si je fais une crise ailleurs que chez moi et en présence de personnes en qui je n'ai pas spécialement confiance, ça se passera très mal, comme d'habitude.
Mais là donc, j'ai eu envie de défier cette crise ... et j'ai gagné.
J'en croyais pas mes ... nerfs ? La crise a passé en quelques minutes, je suis remontée me couché et j'ai super bien dormi.
Si je n'avais pas été en train de faire cette quête, jamais je n'aurai essayé de défier la crise ... j'aurais pris quelques gouttes de mon élixir de Bach, ça aurait été terrible pendant quelques heures, je n'aurais pas dormi de la nuit et je serai certainement entrée dans un cycle de peur-de-faire-des-crises qui m'aurait empêchée de prendre le métro pour aller en cours, de sortir de chez moi sereinement etc ...
Donc voila, premier signe qui m'a vraiment montré que j'avais raison d'essayer de combattre ces angoisses parce que j'en suis capable.
~ Et le deuxième signe, est arrivé quelques jours après : je me suis retrouvée "enfermée" dans le métro. En fait, j'ai raté le terminus (chose qui ne m'était jamais arrivée) et je ne m'en suis rendu compte que quand j'ai vu que le métro s'arrêtait au milieu d'un tunnel, pas de station en vue et personne dans les rames. Vide. Rien que moi dedans.
Bon, alors là, j'aurais dû paniquer, c'est exactement le genre de situation hyper-anxiogène pour moi ... et en plus, j'avais fait une crise quelques jours avant ... Et pire du pire, je n'avais pas mon flacon d'élixir de Bach sur moi : donc rien à prendre en cas de crise.
Et ben rien. J'ai rigolé toute seule en me disant que j'étais vraiment dans la lune pour avoir loupé le terminus (en plus, j'avais pris le métro dans la mauvaise direction, je n'aurais jamais dû arriver là). Je me suis assise et j'ai attendu. Quelques minutes plus tard, la rame s'est remise en route dans la direction opposée et c'était reparti.
Pas d'angoisse.
Voila le deuxième énorme signe que je suis sur la bonne voie.
Pour autant, je ne crie pas victoire, je sais très bien que rien n'est gagné et que le cycle infernal peut reprendre du jour au lendemain. Mais c'est quand même une petite victoire. A la prochaine crise, il faudra que j'arrive à me dire que si une fois j'ai gagné la bataille, je peux très bien le refaire. Et ça, je ne suis pas sûre d'y arriver, quand je panique, je ne contrôle plus mes pensées.
Mais enfin, pour une fois je me sens la force de mener ce combat.
Et puis il y a aussi eu de petits "évènements" plus personnels comme un oiseau qui s'est envolé à un moment où je pensais à mes angoisses (parce que cette quête occupe beaucoup plus mon esprit que je ne l'aurais pensé) et je me suis fait la réflexion que c'était peut-être le signe qu'elles pouvaient elles aussi s'envoler comme cet oiseau, ou que moi je pouvais aussi être libre un jour, à l'image de cet oiseau ...
Je ne me souviens plus de tout mais il y a eu des petites choses de ce style, des images positives au moment où je pensais à mes crises d'angoisses et qui m'ont fait me dire que je pouvais m'en défaire.
Mais il y a eu surtout deux situations dans lesquelles je me suis dit que j'avais eu raison d'entreprendre cette quête.
~ La première, c'est une crise d'angoisse que j'ai eue il y a deux semaines. Ca faisait des mois, voire des années que je n'en avais pas fait. Comme d'habitude, ça se déclenche sans que je puisse dire à quoi c'est dû, pas d'évènement particulier, pas de stress particulier, rien d'identifiable. Donc, une crise ordinaire.
Ma réaction en revanche n'a pas été très ... ordinaire. D'habitude, quand je suis dans cet état là, je serais prête à donner ou faire n'importe quoi pour que les crises s'arrêtent. C'est la panique dans ma tête, je ne peux plus penser calmement et je n'attend qu'une chose, c'est que ça s'arrête. Mais cette fois, au lieu de lutter contre l'angoisse (ce qui ne fait généralement que l'amplifier) et de me ratatiner sur moi-même, j'ai commencé à parler à la crise. Bon, oui, vu comme ça après coup, ça me paraît complètement idiot de parler à une crise d'angoisse, mais là sur le coup, c'était mon adversaire.
Et je lui ai dit : "ben vas-y, vas au bout, fais monter l'angoisse jusque à où t'en es capable, mets tout ce que tu peux ... juste pour voir ce que ça fait". J'étais super sûre de moi. Depuis le temps, je sais que je ne vais pas mourir d'une crise d'angoisse, même si paradoxalement, j'ai vraiment l'impression de mourir quand ça me prend (c'est pas très facile à expliquer).
Et là, j'avais dans l'idée de faire monter l'angoisse le plus possible, pour me prouver que je pouvais m'en sortir sans paniquer.
Et ça a marché un peu. Je dis "un peu" parce que j'étais dans les condition "idéales" pour faire ma crise : j'étais chez moi et je n'étais pas seule (mon amoureux dormait à l'étage, c'était en pleine nuit). Je sais très bien que si je fais une crise ailleurs que chez moi et en présence de personnes en qui je n'ai pas spécialement confiance, ça se passera très mal, comme d'habitude.
Mais là donc, j'ai eu envie de défier cette crise ... et j'ai gagné.
J'en croyais pas mes ... nerfs ? La crise a passé en quelques minutes, je suis remontée me couché et j'ai super bien dormi.
Si je n'avais pas été en train de faire cette quête, jamais je n'aurai essayé de défier la crise ... j'aurais pris quelques gouttes de mon élixir de Bach, ça aurait été terrible pendant quelques heures, je n'aurais pas dormi de la nuit et je serai certainement entrée dans un cycle de peur-de-faire-des-crises qui m'aurait empêchée de prendre le métro pour aller en cours, de sortir de chez moi sereinement etc ...
Donc voila, premier signe qui m'a vraiment montré que j'avais raison d'essayer de combattre ces angoisses parce que j'en suis capable.
~ Et le deuxième signe, est arrivé quelques jours après : je me suis retrouvée "enfermée" dans le métro. En fait, j'ai raté le terminus (chose qui ne m'était jamais arrivée) et je ne m'en suis rendu compte que quand j'ai vu que le métro s'arrêtait au milieu d'un tunnel, pas de station en vue et personne dans les rames. Vide. Rien que moi dedans.
Bon, alors là, j'aurais dû paniquer, c'est exactement le genre de situation hyper-anxiogène pour moi ... et en plus, j'avais fait une crise quelques jours avant ... Et pire du pire, je n'avais pas mon flacon d'élixir de Bach sur moi : donc rien à prendre en cas de crise.
Et ben rien. J'ai rigolé toute seule en me disant que j'étais vraiment dans la lune pour avoir loupé le terminus (en plus, j'avais pris le métro dans la mauvaise direction, je n'aurais jamais dû arriver là). Je me suis assise et j'ai attendu. Quelques minutes plus tard, la rame s'est remise en route dans la direction opposée et c'était reparti.
Pas d'angoisse.
Voila le deuxième énorme signe que je suis sur la bonne voie.
Pour autant, je ne crie pas victoire, je sais très bien que rien n'est gagné et que le cycle infernal peut reprendre du jour au lendemain. Mais c'est quand même une petite victoire. A la prochaine crise, il faudra que j'arrive à me dire que si une fois j'ai gagné la bataille, je peux très bien le refaire. Et ça, je ne suis pas sûre d'y arriver, quand je panique, je ne contrôle plus mes pensées.
Mais enfin, pour une fois je me sens la force de mener ce combat.
Par Cornelia
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Publié dans : Le monde de la Terre
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